Quelles sont les caractéristiques et branches de la psychobiologie ?

Publié le : 09 novembre 20226 mins de lecture

La psychobiologie est une branche de la psychologie, et son principal objectif est donc l’étude du comportement. Son centre d’intérêt présente une caractéristique particulière qui trahit son nom : la biologie. C’est pourquoi, depuis ses débuts au XIXe siècle, elle s’est différenciée par l’étude des processus mentaux à travers les différents éléments et niveaux organiques. Plusieurs clés de la nature humaine sont encore protégées par une obscurité que la psychologie tente d’éclairer. D’autre part, une grande partie de la force que possède aujourd’hui la psychobiologie vient du fait qu’elle a défendu une méthode que nous considérons aujourd’hui comme scientifique ; ce que, par ailleurs, d’autres courants ou perspectives n’ont pas fait.

Les débuts de la psychobiologie

La psychobiologie est arrivée, pour y rester, à la fin du 19e siècle. Dans sa maturité, plusieurs idées sont apparues et ont mûri. Un exemple du caractère progressif du processus est que ce n’est qu’en 1859 que Charles Darwin a publié son livre « L’origine des espèces », où il décrit, entre autres, comment le lien avec l’environnement produit des changements sur d’autres plans.

Psychologie scientifique

Les progrès technologiques ont permis à Santiago Ramón y Cajal de publier la théorie neuronale en 1988. En même temps, William James a exposé les principes de la psychologie, où il a expliqué la fonction adaptative du comportement avec une base nerveuse claire.

Enfin, des scientifiques tels que Pavlov, Thorndike et Watson, ont établi des méthodes expérimentales pour étudier le comportement des organismes au-delà de la simple observation ou de l’utilisation de la logique.

Comment expliquer le comportement ?

Le comportement a un déterminant biologique indéniable. Notre façon de procéder et de penser est donc également un produit de l’évolution, et selon l’espèce ou le groupe d’individus, nous pouvons constater des différences significatives. Ces différences sont marquées par divers facteurs :

  • Ce sont les traits caractéristiques d’une espèce. Ces étapes importantes de l’évolution, comme l’acquisition d’une posture bipède chez les humains. Ce sont ces acquis génétiques qui permettent à un organisme d’être stimulé par l’environnement.
  • Ils font référence à des caractéristiques individuelles, développées grâce à un . Dans ce facteur, la capacité à développer une caractéristique morphologique ou comportementale par l’interaction avec l’environnement entre en jeu.
  • Ce sont les effets de l’environnement qui modulent l’expression des gènes. Par exemple, la suralimentation peut activer des gènes qui favorisent l’obésité. Cette corrélation n’est pas aussi linéaire ; l’alimentation, le mode de vie ou l’exposition au stress peuvent activer ou désactiver l’expression des gènes hérités.

Il est important de préciser que la relation entre l’organisme, le stimulus et la réponse, qui détermine le comportement, serait impossible sans la plasticité neuronale. Cette caractéristique est basée sur la capacité du système nerveux à subir des changements physiologiques en fonction de son interaction avec l’environnement. Par exemple, l’effet d’accoutumance, qui se produit lorsque les seuils de réaction changent chez une personne exposée de manière excessive à un stimulus.

Les disciplines de la psychobiologie

Du point de vue de la psychobiologie, le comportement est considéré comme un ensemble de manifestations visibles régulées par le système nerveux. Ces manifestations permettent à l’organisme d’entrer en relation active avec l’environnement, déterminant son développement phylogénétique et ontogénétique. Ainsi, le comportement humain est sensible à la modification de variables de conditions très différentes. La psychobiologie s’est efforcée d’intégrer d’autres disciplines en dehors de la psychologie pour comprendre ces facteurs de conditionnement, créant ainsi plusieurs branches.

Branches responsables des facteurs phylogénétiques

Ces disciplines étudient les causes plus lointaines du comportement. La psychobiologie ne se limite pas à l’étude du comportement humain, mais aussi à celui des autres espèces, puisque nous avons été façonnés selon des « règles » similaires. Les branches chargées d’étudier les étapes de l’évolution qui marquent le comportement sont les suivantes :

Branches ontogénétiques de la psychobiologie

La causalité du comportement en fonction de facteurs plus proches dans le temps serait un attribut de la génétique du comportement. Cette branche est spécialisée dans l’étude de l’influence des gènes. Tout d’abord, elle couvre l’impact génétique sur le développement des organes physiologiques qui fonctionnent comme des intermédiaires. Et enfin, elle étudie l’impact direct que ces expressions ont sur le comportement.

Facteurs épigénétiques et psychobiologie du développement

La psychobiologie du développement se concentre sur l’étude des interactions immédiates de l’environnement sur le comportement. Par exemple, cette branche serait chargée d’étudier les déficiences nerveuses, produit d’une mauvaise alimentation dans les premières années de la vie. Cette interaction est marquée par des déterminants immédiats du comportement. Ainsi, il existe également plusieurs branches qui sont chargées de son étude : L’histoire avance et les paradigmes théoriques et expérimentaux évoluent. La psychobiologie est un exemple de discipline qui a su intégrer les connaissances de tant d’autres. Actuellement, il existe de nombreuses théories liées à l’épigénétique, ce qui confirme que de nombreux aspects du comportement restent une énigme.

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